18.06.2008
Perfection, beauté et réalité (Partie I).
Bonjour/Bonsoir!! Je vous présente ma toute nouvelle note!! Depuis le temps, ce n'est tout de même pas trop tôt... Pour répondre à l'éventuel "Pourquoi avoir mis ce temps infini à écrire une simple petite note de rien du tout?". Eh bien tout simplement pour trois raisons qui sont les suivantes: . 1/ Par manque d'idées (au début) . 2/ Une fois l'idée trouvée, par manque d'internet (j'ai passé mes vacances chez quelqu'un qui ne l'avait pas) . 3/ Et enfin, parce que à chaque fois que je tentais de mettre une image comme je le fais d'habitude, l'ordinateur "beuguait". Ces trois raisons expliquent donc tout (dont l'absence d'image). Je vais vous passer le lien vers celle que je voulais mettre: http://www.selinafenech.com/catalog.php?item=435 . Flûte de zut (pour parler très poliment)!! J'avais tellement envie de continuer à mettre une image à chaque fois! En bref, je suis quelque peu dégoutée (normal). J'espère que ça va s'arranger. Si ça arrive, j'aurai la joie infinie de rajouter l'image manquante. Mais passons au sujet du jour. Il s'agit de ce qui suit :
Un jour, un vieux monsieur vint dans un musée. Il était fatigué d'avoir tant marché, en long en large derrière sa femme, qui était toute excitée. Elle lui disait: "Oh! Chéri! vient vite voir! Ce tableau est vraiment magnifique! Les couleurs sont si belles et..." Et patati et patata... Des fois elle changeait de disque et lui disait alors "Chéri!! arrête de faire la tête et vient voir celui-là. Regarde-moi ça! Un vrai chef d'oeuvre!!". À force, il s'était mis à détester les deux.
Ce n'est pas qu'il n'aimait pas l'art en général. Non, non, non! Loin de lui cette idée. Mais il aurait nettement préféré se mettre au chaud devant la cheminée avec un chocolat chaud et un livre. Surtout que depuis quelques jours il avait très mal à la jambe. Une mauvaise chute, rien de plus, et ça lui faisait fichtrement mal depuis une semaine, minimum! Mais sa femme n'avait rien voulu savoir. Elle l'avait emmené de force en lui parlant comme à un garçon bougon. Elle aurait tout de même pu choisir un autre jour! Il avait finalement accepté lorsqu'elle lui avait dit qu'ils ne resteraient qu'une heure. "Une heure mon oeil, oui!" pensa-t-il en regardant sa montre qui lui montra le fait suivant: ils étaient dans "ce fichu musée", depuis presque trois heures!
Il commençait à sérieusement douter de la possibilité qu'il puisse, un jour peut-être, revoir sa couette et ses vieux chats, Riri, Fifi et Loulou, lorsque soudain (ô miracle!) il vit ce qui fut pour lui, le plus beau tableau de la galerie, du musée, de la ville, du pays, du monde, de l'univers même!! Ou bien tout simplement de sa vie. Car si lui le remarqua, sa femme passa devant sans y jeter un regard. Le pauvre vieux en fut presque blessé. Pauvre tableau!
- Chérie!
- Quoi encore?! Si c'est pour râler, tu n'as qu'à aller regarder ailleurs si j'y suis!
- Pfff... alors que pour une fois j'allais faire le contraire! murmure-t-il.
Il se met à bouder.
- Tu t'intéresses à un tableau? Lequel?
Il la dédaigne, pour lui montrer qu'il lui en veut encore.
- Enfin quoi! Tu comptes me faire la tête encore longtemps? Dans la catégorie râleur, tu bats des records!
Piqué, il réagit au quart de tour.
- Pardon?! Pardon?! Qu'as-tu dit ?! Pourrais-tu répéter, je crois avoir mal entendu? réplique-t-il, comme par défi. Elle esquisse un mince sourire.
- Tiens ! monsieur a retrouvé sa langue! Je disais donc que: "Dans la catégorie râleur, tu bats des records". Monsieur est content?
Le vieux fulmine et peste interieurement: "Mais quelle galère celle-là et ses musées!" pense-t-il.
- Non !non et non !! Le "monsieur" n'est pas content DU TOUT! Et le "monsieur" a décidé de sortir d'ici sur le champ !
Cette fois, c'est au tour de la vieille de bouder.
- Ohh... Tu n'es vraiment pas gentil! Je voulais te provoquer un petit peu, histoire de te faire retrouver la parole, et voilà!
- Ha! Puisque c'est comme ça, tu n'es pas prête d'en entendre parler de MON tableau!
- Comment ça TON tableau?! Il n'est pas à toi que je sache?! Il est au musée, et plus particulièrement à son peintre!
- 1 point pour la grand-mère!! crie un gamin.
Il se fait aussitôt réprimander par sa mère, et fusiller du regard par le vieux. Par précaution, il décide de rester à l'arrière. Mais à l'arrière de quoi? A l'arrière du troupeau de gens, pardi! Car il s'est bel et bien créé un gigantesque troupeau de gens autour des deux vieux. Les commentaires vont bon train. Une vraie cour de récré! Mais toute cette attention ne plaît pas particulièrement aux sujets concernés.
- Pchit, pchit!! De l'air! C'est pas un spectacle! rouspète le vieux.
Le joyeux troupeau fini par s'égailler et tout redevint calme. Cela n'empêcha pas la vieille de saisir une phrase au vol: "De vrais gosses ceux-là!" Expéditeur inconnu.
- Non mais je vous jure! La jeunesse manque vraiment de respect de nos jours! pesta-t-elle néanmoins.
- C'est bien vrai ça! renchérit-il.
- Bon... Tu me le montres ce tableau?
- Bien sûr! (il a déjà oublié l'incident, et n'est d'ailleurs pas très rancunier) Viens, il est juste là!
Elle a un léger sourire de victoire. "Quel gosse celui-là!", pense-t-elle. Elle le suit jusqu'au chef d'oeuvre et contemple. Le verdict est immédiat:
- C'est quoi cette horreur?!
Il en tombe comme deux ronds de flan. Il ne sait plus que répondre et gargouille quelque chose d'inintelligible. La vieille le regarde bizrrement et continue sur sa lancée:
- C'est vrai quoi, à la fin?! Ce tableau est moche comme pas deux!
Le vieux sort doucement de son effarement.
- Chérie?
- Hmm...
- Tu es sûre que tu as mis tes lunettes?
- Evidemment que je les ai mises! C'est toi qui a dû les oublier pour me montrer un truc pareil! réplique-t-elle acerbe.
Il montre mollement ses lunettes du doigt et connaît déjà la suite.
- Alors change les verres! entonne-t-il en même temps qu'elle.
Elle le regarde d'un air surpris et lui fait le coup des yeux de merlans frit. Il en rirait bien si elle n'avait pas insulté LE tableau.
- Hum... oui, c'est ça... enchaîne-t-elle. Heu... je... bégaye-t-elle perdue. Heu... Qu'est-ce que je disais déjà? Je ne sais plus où j'en étais.
- Tu disais que ce tableau était bel et bien une oeuvre d'art, invente le vieux l'air sûr de lui.
- Quoi?! Moi, j'ai dit ça de cette... cette...chose! finit-elle par conclure à bout d'arguments.
- Mais enfin! qu'est-ce que tu lui reproches à ce tableau?! Il est beau, quoi!
- Eh bien, pas pour moi alors.
- Mais pourquoi "pas pour toi"?
- Le sujet représenté est absolument affreux, lâche-t-elle après quelques secondes réflexion.
- Mais on s'en f...
- Hum, hum...
- On s'en ta...
- HUM,HUM...
- Heu... Le sujet n'a aucune importance, tente le vieux.
- Moui, c'est mieux. Ce n'est pas en étant à deux doigts de dire des expressions vulgaires que tu vas donner l'exemple à la jeunesse.
- D'accord, d'accord. Je la f...
-HUM, HUM!
- Je la boucle.
- Comment as-tu l'intention de le défendre, alors?
- Ben, j'y avais pas pensé... Dis tu crois pas qu'on devrait rentrer, là?
- Mais enfin, chéri, ça fait à peine une heure qu'on est ici, soupire la vieille.
Elle se détourne de son mari et continue d'avancer jetant un regard dédaigneux à la "soi-disante oeuvre d'art". C'est alors qu'un grand "BOUM" se fait entendre derrière elle.
- Chéri, qu'est-ce que c'était?
Pas de réponse. Elle se retourne et voit son mari, assis sur son arrière-train, qui la regarde la bouche grande ouverte et avec des yeux de la taille de balles de tennis.
- Chéri, est-ce que ça va?
Toujours pas de réponse.
- Chéri, murmure-t-elle vraiment inquiète.
Cette fois elle arrive à entendre un faible:
- Elle est folle. Ma femme est devenue folle.
- Eh, oh! ça va bien de me traiter de folle, là! crie-t-elle plus du tout inquiète.
- Mais ça fait PLUS de TROIS HEURES que tu me traînes dans ce musée! gueule l'époux sans reprendre son souffle.
- Ah bon?
- Je rentre, dit-il catégorique.
- Ben, et moi?
- T'as qu'à rester dormir dans le musée, puisqu'il te plaît tant!
- Roooh... comme tu es des fois! fait-elle offusquée. Mais comme je n'ai pas vraiment le choix, je rentre aussi.
Précisons que cette charmante dame n'a plus son permis de conduire et déteste dormir seule. Si son mari l'accompagnait, elle était bien capable de dormir dans le musée en question.
Il passèrent en coup de vent devant la réception, ce qui n'empêcha pas la vieille de prendre une carte postale au passage. Vous devinez ce que celle-ci représentait? Eh oui! Le fameux tableau! "Si je la montre aux enfants, il sera bien obligé d'admettre la laideur de ce tableau", pense-t-elle. Précisons donc aussi que la chère Madame aime bien que l'on soit de son avis.
FIN DE LA PARTIE I.
14:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


